Fudoshinkan - le blog

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Fudoshinkan - le monde des arts martiaux

13 Novembre 2013 , Rédigé par Ivan Bel

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Nouveau blog - déménagement

8 Octobre 2013 , Rédigé par Ivan Bel

Nouveau blog - déménagement

Le nouveau blog est maintenant sur www.fudoshinkan.eu.

Merci.

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Hors Série spécial Aïkido

17 Juillet 2013 , Rédigé par Ivan Bel Publié dans #presse magazine, #aïkido

Hors Série spécial Aïkido

Alors que je me bats avec un peu désespéré par cette nouvelle version de mon blog, et que je tente de le rendre présentable, sans grand succès pour l'instant, je reçois une nouvelle qui remet un peu de lumière dans ce mois de juillet : la sortie du 1er hors-série de Dragon sur l'Aïkido.

Sous la direction de Léo Tamaki, qui fut le rédacteur en chef temporaire de cette édition, c'est un renouveau du milieu des rédacteurs sur le sujet de l'Aïkido. Une nouvelle et jeune génération (Guillaume Erard, Nicolas Delalondre, Takeharu Noro, Tanguy Le Vour'ch, Eric Grousillat et moi-même) prend la plume et s'affirme aux côtés des plus grands (Luc Bouchareu, André Cognard, Malcolm Tiki Shewan, Christian Tissier, Daniel Toutain et feu Tamura Senseï). Ce fut un immense plaisir et un honneur de participer à ce numéro que je vous incite à dévorer sans plus attendre.

Bon été et bonne lecture !

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Master Class à Bruxelles avec Yoshinori Kono

11 Juin 2013 , Rédigé par Ivan Publié dans #Stages

Je ne relais pas assez l'excellent travail fait par Stéphane Crommelynck du Sakura Dojo, pour et dans la communauté des budoka belges. Chercheur infatigable, il est aussi celui qui a repris le principe des Master Class et d'assurer l'organisation pour la Belgique.

Aussi, il ne faut pas hésiter une seconde à venir le 21 juin à la rencontre d'un maître hors norme : Yoshinori Kono. J'ai déjà parlé de lui dans ce blog, mais le voir et le revoir est toujours riche d'enseignement. D'autant plus qu'il répond à des pratiquants de tous styles mais aussi à des artistes, des musiciens, des danseurs et des sportifs. 

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Ivan Bel à Rixensart le 24 mai : shiatsu

17 Mai 2013 , Rédigé par Ivan Publié dans #Stages

ivan-enseignement.pngJe serai de retour au TAG Dojo le 24 mai, dans le centre sportif de Rixensart pour donner un cours de shiatsu pour tous. Les techniques abordées sont simples et le cours ouvert à tous, que vous fassiez des arts martiaux ou non, cela importe peu.

Le dojo de mon ami H.P. Baum est assez grand pour tenir 80 personnes, donc n'hésitez pas à venir nombreux.

Thème : traitement du cou, de la nuque et de la tête

Adresse : Centre sportif de Rixensart, avenue du Tonnerre 26A, 1330 Rixensart

Tarif : 5€ le cours.

Horaires : 20h à 22h

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Léo Tamaki lance un livre hors norme dans le monde du budo. Il faut le soutenir pour qu'il puisse sortir...

13 Mai 2013 , Rédigé par Ivan Bel

Léo Tamaki lance un livre hors norme dans le monde du budo. Il faut le soutenir pour qu'il puisse sortir et être publié. Comment ? C'est très simple : http://www.kisskissbankbank.com/budoka-no-kokoro

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Ivan Bel à l'Aïki Taïkaï 2013 - 18 mai

6 Mai 2013 , Rédigé par Ivan Publié dans #Stages

shiatsu-aikidoLe 4ème Aïki Taïkaï (réunion de l'aïki, tous courants confondus), ouvrira ses portes les 18 et 19 mai. Cet événement devenu incontournable par tous les pratiquants d'aïkido qui cherchent, creusent et approfondissent sans cesse, permet de rencontrer des professeurs et des senseï de tous les horizons et de tous les styles de pratiques. Cette idée généreuse d'ouverture et de partage est dans le droite ligne de ce que je promouvais à l'époque avec Guillaume Erard, via le magazine Aïkidoka.fr. Ne pas se fermer à une perception de l'art, mais s'ouvrir et s'essayer à toutes les formes de cet art martial. Ainsi, et seulement ainsi, il est possible d'enrichir sa bibliothèque personnelle de techniques, de sensations et de compréhensions.

J'ai l'honneur et le plaisir d'être invité à cette 4ème édition, qui pour la première fois s'ouvre à d'autres disciplines que l'aïkido. Ainsi on verra Ellis Amdur senseï qui présentera l'Araky-ryu et la Toda-ha buko-ryu, et moi même qui exposerai les liens qui existent entre art martial et art de soin, les deux reposant sur les mêmes principes, exactement. On y trouvera également du Shuaï jiao, du Gu Qi Dao, du Jiu jitsu brésilien, et plein d'autres disciplines passionnantes.

Je donnerai un cours de 2h, le samedi matin 18 mai de 9h à 11h. J'espère y rencontrer d'autres praticiens ou étudiants en shiatsu, mais surtout nombre de pratiquants curieux d'aller plus loin. 

A très bientôt et pour les détails techniques, je vous laisse consulter l'affiche ci-dessous.

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Stage à Amiens : liens entre art martial et art de soin -11 mai

2 Mai 2013 , Rédigé par Ivan Publié dans #Stages

shiatsu-aikido.pngLe dojo de l'Aikicam d'Amiens, tenu par le bien connu Jean-Pierre Horrie (5ème dan), et son bras droit (ou gauche ?) Nicolas de Araujo (3ème dan), me font le grand plaisir de m'inviter le samedi 11 mai pour une journée complète de stage sur l'aïkido et le shiatsu.

J'expliquerai les liens qui existent entre l'aïkido et le shiatsu, liens des principes énergétiques que l'on retrouve dans les deux techniques. L'avantage de montrer ces deux techniques et de revisiter la voie martiale par le regard de la voie thérapeutique du shiatsu. 

Nous travaillerons ensuite comment augmenter le centrage, le développement du hara et l'ancrage, si pratique et nécessaire dans les budo. Tout cela devrait à la fois conforter les pratiquants dans leur travail et leur ouvrir de nouveaux horizons dans le même temps.

L'après-midi j'aborderai la notion des 6 trésors du budo au sein d'une seule technique d'aïkido, afin de comprendre que la voie martiale ne se résume pas à la simple technique.

StagePriveShiatsu.jpgInfos pratique :

: Dojo de la halle des sports de l’Atlantic, Rue Simone SIGNORET - 80000 AMIENS (Google Map)

Quand : Le 11 mai de 9h30 à 12h00 et de 14h30 à 17h00

Combien : 6€ la 1/2 journée ou 12 € la journée

S'inscrire : par email auprès du dojo

Liens : sur Facebook ou sur Stages-Aikido.fr

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Projet Budoka no kokoro

25 Avril 2013 , Rédigé par Ivan Publié dans #Livres & BD

FREDERICK_CARNET_MASTERS_13.jpgC'est avec un grand plaisir que je vous annonce la mise en édition d'un magnifique projet : Budoka no kokoro. Toutefois ce livre au coeur de 8 grands maîtres du budo, dont feu Nobuyoshi Tamura, n'existe pas encore. Au lieu d'être édité classiquement il le sera en crowd editing, c'est à dire que c'est à nous de le faire éditer en participant financièrement.

Cela fait deux ou trois ans, je ne sais plus exactement, que je sais que Léo Tamaki faisait des interviews approfondies des grands maîtres qu'il affectionne particulièrement comme Yoshinori Kono, Akira Hino, etc. A l'occasion je lui demandais si cela prenait tournure, mais à part quelques commentaires laconiques et le fait que c'était un travail de titan, je n'en savais pas plus. Imaginez : des années de préparation, des rendez-vous au Japon, des séances photos interminables avec des senseïs qui n'aiment pas trop se mettre en image, retranscrire et traduire de longues conversations, étudier des milliers de clichés, mettre tout cela en page... Monter un livre avec de belles images est toujours un travail de fou, au sens littéral du terme. Je suis au courant de deux autres projets de grande qualité à propos du monde des arts martiaux, un vers Lille et l'autre sur Bruxelles, qui mature eux aussi depuis des années. Je vous en informerait également lorsqu'ils seront mûrs à point. Dire qu'il faut du temps et de la ténacité pour les auteurs d'un livre, n'est pas une image mais une réalité. Léo Tamaki est un dangereux workholic, qui a préparé ce livre avec son ami photographe, tout en continuant de donner des cours, des stages partout, d'aller au Japon se former, d'organiser la NAMT, le Paris Aïki Taïkaï... c'est à se demander s'il dort. Mais la passion à des exigences que rien n'arrête, pas même les fâcheux et les aléas de la vie.

FREDERICK CARNET MASTERS 3

Budoka no kokoro peut se traduire par "Au coeur des budoka", mais aussi "Le coeur des budoka". Cette double traduction montre que l'on est ici à la fois dans l'environnement des maîtres du budo, mais également dans leur intimité. Les images sont parlantes à cet égard. Le plus frappant sont notamment ces photos où ils montrent leurs mains et leur torse, se mettant vraiment à nu face à l'objectif. Cette démarche du sensible est un fait unique à ma connaissance, à l'exception des senseï montrant leurs abdominaux dans certains magazines pour impressionner le bon peuple. Ici point d'abdos, mais des corps forgés par la pratique martiale pendant des décennies.

FREDERICK CARNET MASTERS 11

A ma grande surprise, aucune maison d'édition n'a voulu de ce projet. Tant pis pour eux, car le livre va devenir de facto un collector qui va s'arracher plus tard à prix d'or sur Amazon et consorts. Pour l'acquérir, les auteurs demandent à toutes les personnes intéressées de verser une somme sur la plateforme de financement de projet Kiss Kiss Bank Bank. Ainsi, vous les aidez à collecter la somme nécessaire pour lancer la publication, et vous vous réservez au moins un exemplaire, sinon plus. Cette méthode n'est pas unique en son genre, et je me souviens d'avoir aidé de temps à autre le grand spécialiste des sabres japonaise, Serge Degore qui réalise des ouvrages très pointus sur ce sujet. Le plus épatant, c'est que ça marche, et un beau jour vous recevez votre exemplaire. Sans l'aide de tous et de chacun d'entre nous, nous ne verrons pas les trésors cachés dans les tiroirs, trésors que les éditeurs refusent pour des raisons financières et commerciales.

Je vous invite à lire les détails du projet BNK sur le site de Léo Tamaki.

Si vous souhaitez passer directement à la page de contribution, allez sur KKBB.

Toutes les photos sont (C) Frédérick Carnet. Merci de les respecter.

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Armes et habits du sohei

15 Février 2013 , Rédigé par Ivan Publié dans #Histoire

La tenue des moines guerriers vaut que l’on s’y arrête, parce qu’elle représente l’exact mélange de deux mondes auxquels ils appartiennent : celui de la vie monastique et de celui des guerriers.

Sohei 02La tenue de base des sohei est avant tout celle des moines. Il consiste en une longue robe monastique bouddhiste qui n’a guère variée en 12 siècles d'existence. aujourd’hui encore, on peut voir ces moines dans ce même costume. En réalité, au-dessus des sous-vêtements blancs, le sohei revêt une série de kimono, dont le dernier est de couleur blanche, brune ou safran. Par dessus ce dernier kimono, il ajoute un manteau généralement noir.

Lorsqu’ils combattaient ou faisaient une démonstration de force dans les rues de Nara ou Kyoto, les sohei pouvaient facilement porter une armure (yoroi) à la mode des bushi. Plusieurs styles de yoroi avait cours : ceux fait avec des lamelles de bambous et ceux plus lourds qui comportait du métal. Cependant, la première avait la préférence des sohei pour plusieurs raisons. Tout d’abord c’était évidemment moins lourd à porter. Ensuite, à cause des nombreux kimonos qu’ils portaient c’était la plus pratique et la plus adaptable. Enfin, parce que pour l’utilisation de la naginata, c’était la tenue qui laissait le plus d’amplitude possible. Le yoroi complet des grands bushi ne convenait pas, d’autant que le sohei étaient rarement à cheval mais allaient plutôt à pied. C’est d’ailleurs assez logique : pour garder des temples, ce qui est la raison première d’exister des sohei, nul besoin d’avoir une cavalerie. Seule différence notable avec la tenue des bushi était, hors période de combat, l’absence de plaque frontale pour se protéger des flèches ou des coups de lames. A l’inverse, ils nouaient un tissus autour du front tout comme les artisans ou les paysans, pour retenir la sueur. Ou alors, ils nouaient un tissu blanc plus large qui enserraient la tête et couvrait le visage, à l'exception des yeux.

Pour ce qui est des armes, l’équipement de combat dépend vraiment de l’époque. Au 12ème siècle lors des premiers sohei, l’uniforme tel que décrit juste avant était courant. Il fallait faire bonne impression et aucun autre modèle que celui des bushi n’avait lieu à ce moment-là. Les armes étaient donc les mêmes également. Un grand sabre (tachi) se portait à la ceinture, tranchant vers le bas car il fallait les deux mains pour pouvoir le dégainer, vu qu’à la base c’était une arme de cavalier. Un tanto sous le bras droit venait compléter l’arsenal à la ceinture (obi). L’arc (yumi) était également de rigueur. Là aussi, l’arc était une arme de cavalerie et dans le mimétisme de l’époque, il était de bon ton de faire comme la noblesse, c’est à dire comme la chevalerie. D’ailleurs, les moines étaient bien entraînés au kyujutsu (technique de tir à l’arc) et à l’art connu sous le nom de yabusame, tir sur cibles en bois sur un cheval au galop.

Sohei 01Mais l’arme par excellence des sohei, qui n’était pas ou peu utilisée par les bushi mais plutôt par la piétaille, était la naginata. Cette arme qui est l’équivalent du fauchard européen, était très impressionnante. Sa lame fichée au bout d’un solide bâton était réalisée dans les mêmes règles de l’art que les sabres. L’allonge qu'offrait le bâton permettait de ne craindre personne avec cette arme, pas même des bushi munis de tachi. Les pélerins et autres visiteurs du Mont Hiei ou d’autres temples, passaient toujours par une porte solennelle gardée par des sohei et leurs terribles naginata, ce qui suffisait à calmer les ardeurs des provocateurs ou des voleurs. De plus, les sohei étaient entraînés pendant des années avec cette arme et la maniait comme personne. L’air inquiétant des moines était renforcé par leur visage masqué et leurs yeux terribles, à l'instar du dieu Fudo.

Les naginatas du 12ème siècle avaient différentes formes, et la préférée des sohei avait le bout du bâton en métal, notamment pour contrebalancer le poids de la lame. De plus, la lame était presque aussi longue que le manche dans le modèle le plus courant, appelé shobuzukuri naginata. Avec cette lame en main, plus toutes les autres armes qu'ils portaient sur eux, aucune personne dans la population ni même chez les nobles n’osait s’opposer à eux sans y réfléchir à trois fois.

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La tenue et l’équipement décrit précédemment changera toutefois avec les époques et notamment dans les grands affrontements du 16ème siècle. La tenue des sohei, surtout ceux du mouvement ikko-ikki (que j’aborderai dans de prochains articles)  n'est plus aussi régulière qu’avant et emprunte moins à l’équipement des bushi que leurs prédécesseurs. Tout d’abord les yoroi se font moins fréquent et seuls les chefs en possédaient. Pour la troupe, c’était un peu tout ce qu’on pouvait trouver ou acheter. Le matériel de combat était des assemblages de pièces que l’on pouvait se procurer à bas prix après les batailles. Il y avait tant de ces batailles, que ce n’était pas un problème en soi. Le yoroi complet n’était plus beaucoup porté donc, car fort cher, mais l’époque ayant changé, on trouvait davantage d’équipement léger, celui des ashigaru, la piétaille des champs de batailles. C’est ainsi que un grand nombre de sohei du mouvement populaire ikko-ikki était équipé d’un plastron léger et d’un chapeau conique rigide, fait pour la guerre.

Autre changement significatif, celui de l’armement, qui explique également la diminution des yoroi. Si les plus traditionnalistes maniaient toujours la naginata, la plupart était passé à la lance (yari) qui avait été introduite au 14ème siècle.  Mais pour ne pas avoir de désavantage sur leurs ennemis, les moines guerriers s’étaient surtout équipés d’arquebuses. D’ailleurs les sohei faisaient parti des meilleurs clients des portugais et des premiers armuriers japonais. La puissance des balles rendait de facto obsolète les armures, ceci expliquant cela.

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Autre changement qui reflète bien le 16ème siècle est la présence de bannières verticales dans le dos des sohei. Tout comme les armées régulières, les sohei se reconnaissait entre eux par leurs drapeaux. Mais au lieu de dessiner les symboles des clans (môn), ceux-ci écrivaient des slogans comme “Namu Amida Butsu” (vive le bouddha Amida) ou encore “celui qui avance va au paradis, celui qui recule va en enfer”. Les autres sectes bouddhistes n’étaient pas en reste non plus, bien entendu avec “Vive le lotus de la loi divine” pour les membres de la secte du Lotus par exemple.

Ce qui est important à retenir dans l’équipement des sohei est tout d’abord qu’il reflète inévitablement leur époque. Mais également qu’ils avaient pour habitude de porter le plus grand nombre d’armes possibles. On voit d’ailleurs sur certaines représentations du célèbre moine Benkei qu’il peut porter jusqu’à 9 armes à la fois, ce qui est bien entendu plus symbolique que pratique. On ne sait si cela participait d’une tactique d’intimidation de l’adversaire ou d’un besoin de compenser le fait que malgré toute leur volonté, les sohei n’étaient pas des guerriers professionnels.

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